Trail

Mes débuts dans le trail ( 1/2 )

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Le running a toujours fait partie de ma vie, depuis toute petite. Je me souviens qu’à 6 ans, je courais déjà et que j’avais eu ma première médaille pour être arrivée 3ème à un mini-cross organisé par mon école. Quel joie ! Ce souvenir ne m’a plus jamais quitté depuis.

J’ai donc toujours couru dans ma vie.
Je courais pour le plaisir, pour la forme, pour mon bien-être, comme ça une fois par semaine : le running du dimanche quoi ! Avant mes 25 ans, je n’imaginais pas que l’on pouvait pratiquer la course à pieds autrement. A part les athlètes, je pensais que tout le monde courait 10 km max le dimanche… Faut croire qu’à cette période, mes chakras n’étaient pas encore ouverts à d’autres expériences running… mdr !!


Mon tout premier trail en 2011

En 2011, des collègues me proposent de courir avec eux sur des parcours nature.
Lassée de courir seule de mon coté à faire toujours les mêmes circuits, sur le bitume, j’accepte volontiers. Petit hic, il n’y a que des hommes. Je n’ose pas, je me dis que je ne serai pas à la hauteur, que je vais les ralentir…
Un jour, je me lance et finalement la séance running se passe super bien. Les copains sont sympas, on va au même rythme, je découvre un nouveau circuit, les joies du running en équipe, et j’adore !
Très vite, les copains me proposent de participer à une course nature locale de 15 km. Je me dis « Pourquoi pas ? ». On se rejoint donc tous les dimanche pendant 6 mois pour s’entraîner, sans prise de tête. Chaque séance running se finit par un petit encas « maison », fait par l’un ou par l’autre. J’associe donc le running comme un moment détente et convivial.
Ma première course nature se déroule à quelques km de chez moi à peine. Le top !
Le jour J, on s’encourage avant le départ, je ne suis pas seule, je pars donc confiante.
Pendant l’épreuve, c’est la grande découverte, mais c’est surtout aussi beaucoup de plaisir. Je ne me mets pas dans le rouge, je reste régulière, j’apprends encore à me connaître, à écouter mon corps, à voir comment il réagit dans les montées, dans les descentes. Je finis les 15 km un peu à bout de souffle, mais c’est normal. J’ai tout donné et je suis trop contente ! J’ai fait mon premier trail et mon temps n’était pas si mal pour une première !

Depuis ce jour, je sais qu’il est primordial de vivre une bonne expérience trail, car le corps a une mémoire. A chaque épreuve, notre corps se nourrit de nos expériences précédentes. Le mental joue un rôle important dans la pratique du running. Je ne sais pas si j’aurais eu envie de continuer le trail si je n’avais pas vécu une belle expérience pour ma première fois. Il est donc important de bien s’entraîner ( au minimum 2 fois par semaine ) et de bien s’alimenter avant son premier trail, pour partir confiant sur la ligne de départ et vivre une bonne expérience trail.



Mon premier gros trail :  Espelette le 6 juillet 2013


Préparation de mon premier gros trail
Avec l’un de mes collègues, on décide de s’inscrire au trail d’Espelette le 6 juillet 2013 pour le 21 km. Nous nous entraînons tous les dimanche, comme à notre habitude, dans la joie et la bonne humeur. Nous nous inscrivons même avec les copains au trail d’Agen au mois de mars pour tester la distance de 20 km, que nous n’avions jamais faite avant… Dur dur car il y a du dénivelé, on s’encourage les uns et les autres, on court, on marche, on apprend encore et toujours à se gérer sur le trail, et on s’en sort pas trop mal. On finit le trail en 2h et quelques. On est content, on l’a fait. Juste quelques bonnes courbatures le lendemain… que l’on oublie très vite bizarrement…
J’enchaîne par la suite tous les trails du département – distances entre 10 et 15 km – histoire de m’entraîner et de découvrir de nouveaux parcours.
Je suis donc prête, plus que jamais, mentalement et physiquement, pour le trail d’Espelette.

Le jour J
Cette année-là en 2013, il fait très chaud au mois de juillet.
J’appréhende la chaleur le jour du départ.
On a eu la bonne idée, en plus avec mon homme, de nous rendre à Espelette en moto… le gros sac sur le dos, recroquevillée à l’arrière de la GSXR c’est pas le top avant un trail…
Bref, on arrive dans notre superbe hôtel l’Ostalapia près de Saint-Jean-De-Luz. J’en profite pour me reposer la veille et pour bien manger.
Le départ est programmé à 13h le 6 juillet 2013.
Il fait un soleil de plomb ce jour-là ( 40°C au soleil ). Le corps est rapidement mis à rude épreuve. Je pars pourtant avec ma poche camelback de 1L remplie à bord, j’ai mis une casquette blanche, mon short et mon T-shirt blanc, comme l’organisation l’avait recommandé, pour éviter d’avoir un coup de chaud.
Je pars peut-être un peu vite au départ. Je vois beaucoup de personnes qui commencent le trail en marchant… bizarre, ils doivent faire la randonnée…
J’ai compris pourquoi après… ils s’en gardaient sous le pied pour la montée du Mondarain. Et ils avaient bien raison car le Mondarain, c’est une sacrée affaire ! Pas possible de courir, pas possible de marcher, il faut limite grimper pour arriver au sommet !
Sous cette chaleur étouffante, je manque de tomber dans les pommes à 2 reprises. Je m’arrête au premier ravitaillement d’eau, je remplis ma poche camelback que j’ai vidée au bout de 30 minutes de course déjà. Je m’asperge les épaules d’eau pour me rafraîchir. Je reprends la montée du Mondarain. Je n’arrive plus à mettre un pied devant l’autre. Mes cuisses se tétanisent, ma tête ne suit plus. Heureusement qu’une traileuse m’a aidé en me poussant pas les fesses. Sans elle, je n’y serais pas arrivée.
C’est ce jour-là que j’ai découvert aussi une autre dimension du trail.
Il y a certes les moments de solitude dans ces moments de détresse, mais il y a aussi cette solidarité que l’on ne rencontre nulle part ailleurs. Les traileurs s’entraident les uns les autres, s’encouragent. Ils sont là pour pratiquer leur passion, en symbiose avec la nature et les gens, en toute simplicité, dans la joie et l’entraide.
Arrivée au sommet du Mondarain, j’ai pu profiter d’une vue magnifique sur toute la vallée du Pays Basque. C’est ça aussi la récompense en trail. On souffre parfois mais on s’accroche au paysage pour avancer, et on se sent vivant malgré tout, car on n’est rien face à la nature…

Mon premier abandon
Malheureusement, j’ai vécu mon premier abandon pendant ce trail d’Espelette. Dans la descente, mes jambes ne me tenaient plus. Déshydratée, tétanisée, j’ai pris la décision d’abandonner au 15ème kilomètre ( le trail fait 21 km).
Je pensais au retour en moto aussi. Si je tombais ou si je me tordais une cheville, je ne pourrai pas rentrer en moto chez moi le lendemain.
Ce n’est pas facile d’abandonner… j’ai été très déçue par ma décision sur le moment, j’ai beaucoup pleuré, je me suis dit que le trail n’était pas fait pour moi, que j’avais eu trop confiance en moi et que j’avais eu tort…. C’est toute ma préparation trail qui s’effondre à ce moment-là.
Et puis ce sont aussi de longues heures d’attente avant d’être rapatriée au village trail. J’ai eu l’impression aussi de décevoir mon homme qui m’attendait à l’arrivée, désespéré de ne jamais me voir arriver…
Mais j’en suis finalement ressortie grandie. J’ai abandonné une fois, mais je me suis fait la promesse de ne plus jamais abandonner et d’apprendre de mes erreurs.
Le trail m’a permis de mieux me connaître intérieurement,  de mieux me gérer pendant les épreuves. C’est aussi avec les erreurs qu’on apprend… donc il ne faut pas se blâmer si on abandonne, si on échoue…, il faut faire sa propre expérience ( bonne et moins bonne ) pour avancer dans le trail 😉



Prendre conscience de ses erreurs pour progresser

Si je devais tirer un bilan des erreurs que j’ai commises sur ce premier trail de 21 km :
– ne pas partir en moto la veille ( c’est un effort physique important ), privilégier la voiture plus reposante pour les jambes,
– éviter ( pour mon cas ) de sélectionner des trails en plein été, avec un départ entre 12h et 14h ( je ne supporte pas bien la chaleur ),
– étudier le parcours avant de prendre le départ ( ça permet de mieux gérer ses efforts ),
– ne pas partir trop vite ( si je vois des traileurs expérimentés marcher ou trottiner tout doucement, je ralentis mon rythme ).

 

Lire la suite : Mes débuts dans le trail ( 2/2 )

 

 

 

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